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Présentation de la ville :
Puteaux : L'ère résidentielle
La richesse ne pouvait plus venir des usines.
Elle vint des bureaux. Il fallut encourager dans
l'urgence le projet d'aménagement de La Défense.
On vit s'élever un Manhattan français. On aurait
pu faire mieux. La réalisation demeure unique.
Le nom de Puteaux La Défense résonnera dans le
monde entier. Une architecture futuriste
s'imposa par générations successives de
buildings. Le CNIT avec sa voûte de béton,
l'esplanade plantée, enfin l'Arche marquèrent
les principaux repères de la prolongation du
grand axe royal.
Mais ce premier choix en appelait un autre. Il
ne fallait pas se tromper. Il fallait deviner le
sens. Il fallait voir l'avenir par dessus la
haute muraille du présent. La décision s'est
résumée dans une formule "Toute la Défense n'est
pas dans Puteaux ; tout Puteaux ne doit pas être
dans la Défense".
L'idée de tout jeter à terre, pour bâtir une
Défense bis municipale, fut exclue. Alors,
s'ouvrit l'ère des réhabilitations. Marche
lente. Finies les vagues d'expropriations. La
mission consistait à créer les conditions d'un
attrait pour de belles constructions privées
habillées de pierres et de verre. De belles
résidences HLM donneront l'exemple. Un nouveau
pont de Puteaux fut construit, prolongé par nos
Champs Elysées à nous, jusqu'au cèdre terminal
illuminé.
« Toute La Défense n'est pas dans Puteaux, tout
Puteaux ne doit pas être dans La Défense »
Les équipements sortirent de terre. Il manquait
des écoles et des collèges. Les inspecteurs
d'académie successifs qui inaugureront les
écoles des Deux coupoles, de la Rotonde, et de
la Pyramide, utilisèrent la même formule : "la
plus belle école de France".
L'œuvre n'est pas terminée. Elle demeure une
œuvre toujours menacée. Il faut franchir de
nouveaux horizons. Parallèlement à cette
mutation, la vie de la cité a été marquée par
des événements spectaculaires. On se souvient
encore du célèbre combat de boxe, organisé par
Alain Delon qui, le 9 février 74, vit dans notre
ville la victoire de Monzon sur Napoles, et les
courses cyclistes qui déchaînèrent
l'enthousiasme populaire. La "Nuit de la Comète"
rassembla sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville
quelques 8000 personnes. On avait imaginé de
faire revivre l'histoire de Puteaux lors des
différents passages de la comète de Halley, ce
qui donna lieu à une somptueuse mise en scène à
travers laquelle on put voir notamment des
Wikings remonter la Seine et la Mairie
s'embraser?
On se souvient aussi que Cyril Atanasov, entré à
quatorze ans à la SMP gymnastique, fut par la
suite un célèbre danseur étoile ; qu'une
certaine Nadine Tellier, née rue Agathe à
Puteaux, devint baronne de Rothschild et
inaugura la Halte culturelle. On n'oublie pas la
prestigieuse vente des toiles de Kandinsky, en
présence de Madame Pompidou et les nombreux
films qui furent tournés à la Mairie (La
banquière, Hiver 54, Twist again à Moscou). De
mémoire plus récente, on peut évoquer enfin la
belle exposition des peintures et sculptures de
Paul Belmondo ouverte solennellement à l'Hôtel
de Ville en présence de son fils, Jean-Paul.
Puteaux cité moderne, mais aussi cité vivante de
plus de 40 000 âmes, en permanent mouvement, où
l'histoire officielle croise les destinées
singulières, où l'on crée et où l'on aime. Une
cité à l'échelle humaine.
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